Les nouvelles féministes

A l’heure des débats sur les inégalités salariales hommes/femmes et des nouveaux codes du genre, un féminisme nouvelle génération émerge…

Par Ellie Michel Publié le 09 novembre 2016 Partager

A l’heure des débats sur les inégalités salariales hommes/femmes et des nouveaux codes du genre, un féminisme nouvelle génération émerge.

Morgane Sézalory, founder of Sézane, from The Socialite Family
Morgane Sézalory, founder of Sézane, from The Socialite Family

Piloté par les post millenials (la génération Z entre 10 et 20 ans), incarné par des nouvelles figures hyper éduquées ou autodidactes, le girl power se dote d’une idéologie empreinte de modernité où les réseaux sociaux jouent un rôle clé, à la fois relais d’influence et de personal branding ouverts sur le monde.
Ces super women encore « teenage » endossent le rôle de premières de la classe : hyperconnectées, entrepreneuses, libres et inventives, elles bougent les lignes de codes et celles de la réussite sociale. Car cette nouvelle génération de femmes, si elle milite pour le succès, recherche avant tout un accomplissement personnel et professionnel, mixant parfois (souvent) les deux sans filtre. Optant pour une voie à contre courant de tout objectif matériel, la réussite par l’argent n’étant finalement plus une fin en soi.

Des modèles inspirants, symboles d’audace et de réussite

Emily Weiss, founder of Glossier
Emily Weiss, founder of Glossier
#GIRLBOSS by Sophia Amoruso, designed by Leslie David
#GIRLBOSS by Sophia Amoruso, designed by Leslie David

Devenues des exemples à suivre, les femmes d’affaires renouvellent le genre. Autrefois working girl façon Sigourney Weaver, cantonnées à des fonctions de communicantes et d’image, elles sont désormais à des postes clés dans des industries réputées masculines. A l’image d’une Sheryl Sandberg chez Facebook, d’une Sophia Amuroso, chez Nastygal, pure autodidacte et féministe assumée, ou d’une Emily Weiss chez Glossier. Ou bien encore d’une Morgane Sezalory, fondatrice de Sezane, success story e-commerce inspirante, et d’Alice Zagury, co-fondatrice du fonds d’investissement The Family encourageant l’activisme entreprenarial. Au delà de leur caractère frondeur, elles réinventent l’écosystème de travail, l’équilibre vie pro/vie perso, s’appuyant sur l’esprit du collectif, de l’entraide et de la dynamique communautaire et sociale. Une nouvelle énergie et une définition du pouvoir réinventé, affranchi des conventions et des usages des générations qui la précèdent, qui séduit une communauté désireuse de s’identifier à ces #squads pour le moins inspirants, symbole de réussite et d’audace.

Time's cover, Sheryl Sandberg by Belinda Luscombe
Time’s cover, Sheryl Sandberg by Belinda Luscombe

Un #empowerment féminin accessible et décomplexé…

Channel Trailer by Karlie Kloss on YouTube

Dans ce contexte, une nouvelle génération de jeunes filles prône un engagement social et politique qui redéfinit ses contours, et s’exprime désormais sur tous les métiers : l’informatique, les sciences, les médias, la vie politique… Donnant naissance à des initiatives parrainées par des entrepreneurs expérimentés : Karlie Kloss et son école de code http://kodewithklossy.com/, Nadège Winter et Delphine de Canecaude et le magazine communautaire Twenty, ou encore Hélène Supau-Boulet, Directrice Générale de Sarenza, qui s’investit dans la féminisation du métier d’ingénieur, pour booster des indicateurs tels que les 15% de femmes étudiantes à Polytechnique ou les demandes de brevets déposés par des femmes (4% en 1980 et à peine 15,5% en 2013). Figure populaire réputée pour son engagement, l’actrice Emma Watson, devenue ambassadrice de l’ONU Femmes, milite pour l’égalité des sexes auprès de sa génération dans le cadre de la campagne HeForShe. En France, les Glorieuses portent les valeurs d’un #empowerment au féminin décomplexé et accessible à tou(te)s.

… qui séduit les marques de mode

La mode s’en empare, et revendique ses valeurs. A l’image de la maison Dior portée par sa directrice artistique Maria Grazia Chiuri – la première femme à ce poste chez Dior – lors de son défilé Printemps été 2017 et dont le claim était #weshouldallbefeminists devenu l’espace de quelques heures le trending topic de la Fashion Week parisienne.

We should all be feminist by Dior (SS17)
We should all be feminist by Dior (SS17)

« Je m’efforce d’être attentive au monde et de créer une mode qui ressemble aux femmes d’aujourd’hui, une mode qui les accompagne dans leurs transformations, pour échapper aux stéréotypes « masculin/féminin », « jeune/moins jeune », « raison/sentiment ».

Pour mieux rayonner sur les réseaux sociaux ?

Image à la Une : Morgane Sézalory, founder of Sézane, from The Socialite Family

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